"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?" Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombonne, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque, un joueur. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique."
Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé ce premier polar de la série des "Adamsberg". "Pas aimé" est peut-être un peu fort, mais ce n'est pas mon Fred Vargas préféré ! En effet, je me suis fait chier pendant une bonne centaine de pages dans une enquête qui s'enlise, qui n'avance pas... et une centaine de page, sur deux-cent-vingt, c'est beaucoup ! Même les personnages ne me plaisent pas : Danglard, alcoolique peu intéressant, Adamsberg, que je ne trouve pas particulièrement sympathique comme dans les autres polars de la série... Le manque d'humour également... Heureusement, Fred Vargas va rattraper tout cela dans les épisodes qui suivent.
Même le final, qui apporte pourtant quelques rebondissements, ne me plaît pas car il frôle l'invraissemblable. Je ne dis pas que dans un roman policier, tout doit être vraissemblable, mais tout de même, là c'est un peu gros !
Pas le meilleur Vargas.
Stéphane Guinot